Les oreillons (ou quelque chose qui y ressemble) au Sénégal, ça fait rire les adultes qui y voient une maladie d'enfant.
Moi je ris juste un peu, pasque ça me fait mal à la bouche (aphtes de m...). Sérieux, je stressais un peu voyant la fièvre monter à 40 il y a deux jours, mais une petite visite à l'hopital de Thiès m'a soulagé à tous les niveaux... inlcuant le portefeuil d'ailleurs. Un vrai médecin avec un vrai diagnostic, la clim' dans la salle, de vrais instruments de médecin, un français impeccable... il ne manquait que la piscine. Antibiotiques et anti inflamatoires jusqu'à mardi, et rebelote à l'hopital pour un suivi.
Rien de grave, et rien qui ne pourra m'entammer le moral... à 18 jours de mon départ de Diambalo. Oui, déjà. On commence le compte à rebours, et je réalise peu à peu que toutes ces personnes que j'aurai apprises à connaître et à aimer, je ne les reverrai plus jamais. C'est un sentiment bizarre, presque abstrait. C'est le Petit Prince au sens propre que je vis ici.
Alors bon, au lieu de me projetter, je préfère gouter le moment présent, et accepter avec philosophie que tout cela a une fin. C'est normal, et c'est aussi ce que ça a de beau, et de formateur aussi.
Je goûte donc chaque moment, chaque mangue, chaque maare liiji (riz et poisson), chaque ocho'de (oeuf cuit dans trois litres d'huile...), chaque soble (oignon), chaque bout de mburu (pain à l'air)... et maudit que je me réjouis de mon premier burger et de ma prochaine raclette!! Oui, la poésie par rapport au Sénégal s'arrête lorsque mon estomac prend la parole.
(Moment de grâce, en apparté: à la télévision du cyber où je me trouve, omniprésente, je viens d'entraperevoir à l'instant le clip de Water runs dry de Boys II Mens. California Love de Tupac, la semaine dernière, ce n'était pas assez de vintage encore...)
L'école va bien, encore la semaine prochaine de cours et ce sera la semaine de révision précedant les examens. J'ai bien réussi à mes yeux à apporter ma couleur, la manipulation et même des situations-problèmes. Tout cela dans la mesure du possible du milieu; il règne dans cette classe un climat d'échanges dont je nous trouves très, très chanceux.
Mot à Richard Angeloro: il ne me reste que peu de temps au cyber, je t'écris donc ici. Pour la compétence 8, il sera irréaliste pour moi d' amener la famille au cyber. Je propose donc d'échanger avec mon professeur associé des ressources informatiques sur la pédagogie, les SAE, etc. à suivre...
Merci encore pour vos doux mots. Gaëlle, Richard, Papa, Maman, Céline, Manu, Jean, François, et tout ceux que j'ai le malheur d'oublier. J'ai le cerveau en compote.
à bientôt...
mamadou
samedi 7 juin 2008
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4 commentaires:
prend bien soin de toi Vincent.
Max
Well, c cool les hamsters!
mais c clair qu'il faut que tu nous reviennes en forme. Profites-bien de tes 18 jours!
T.
Déjà la fin...le coeur gros et les joues enflées...:)
J'ai hâte de te revoir devant un bon hamburger graisseux, prends soin de toi !
Manu
Salut Vincent,
Heureux de constater que tu prends du mieux.
J'apprécie énormément ton attitude professionnelle via ton stage: tout en respectant le milieu tu réussis à apporter une couleur de chez-nous. J'ai vraiment hâte que tu me racontes en détails tes exploits pédagogiques via tes planifications.
Voici quelques questions sur lesquelles tu pourras t'attarder au cours de tes dernières semaines:
Les apprentissages sont grands? As-tu accompli ce que tu t'étais proposé? Qu'est-ce qui te manquera de l'école Sénégalaise une fois à Montréal?
En ce qui concerne la compétence 8, il n'y a pas de problème avec ton idée. Pour ce qui était la mienne, il n'était pas question d'amener ta FAMILLE mais bien un membre de ta famille. :-)
Richard A.
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